971 - La Guadeloupe


Le département de La Réunion compte 32 communes
Dernière mise à jour: 06 Juillet 2017

Aujourd'hui
 
2
monuments recensés

Table des communes

 
  • POINTE-NOIRE

Le traditionnel poilu, capote bleu horizon et bandes molletières, brandissant le drapeau. Cette représentation du soldat, rappelle au passant le prix du sang versé lors de la première guerre mondiale par les enfants de la commune. Une plaque en marbre porte gravés une cinquantaine de noms.
Contrairement à de nombreux monuments qui présentent le soldat au garde à vous, ou bien à son dernier souffle, le soldat est en mouvement, combatif et fier, partant à la conquête d'un nouvel espoir, en route vers la victoire
Source photo: Elisabeth ESTABES 16/04/2017
Tableau des morts de la commune
  • PORT-LOUIS

Inauguré le 11 novembre 1931, ce monument aux morts porte les noms des vingt Port-Louisiens morts lors de la première guerre mondiale. Elément remarquable, le poilu représenté est un noir. Une grande partie des ressortissants des colonies, aspirant à une véritable assimilation et au statut de citoyens français à part entière, revendiquaient l’accomplissement du service militaire. Devant la menace du conflit, l’Assemblée nationale vota la loi en 1913. Beaucoup de Guadeloupéens partirent. Certains furent versé dans les unités métropolitaines, d'autres formèrent des contingents coloniaux. La Guadeloupe a ainsi envoyé 11 021 combattants. 8700 allèrent au front, 1470 y perdirent la vie.
Source photo: Bernard RIBAL 02/07/2017
Tableau des morts de la commune
L'histoire d'ETILCE Saint-Eloi: son nom figure sur le monument.
 
Né à Port-Louis (Guadeloupe) en 1892 Saint-Eloi ETILCE était l’un de ces 30 000 combattants de l’Outre-mer qui avaient tenu à payer le prix du sang comme leurs compatriotes de l’Hexagone.
Enfin démobilisé, Saint-Éloi ETILCE travaillait comme manœuvre à Nantes et s’apprêtait à rejoindre la Guadeloupe, quand il fut abattu, le 22 avril 1919, par Stephen J.WHARTON, un membre de la police militaire américaine qui croyait pourvoir en user sur le territoire français comme aux États-Unis, où la vie d’un nègre ne valait pas grand-chose.
Saint-Eloi ETILCE fut touché d’une balle dans le ventre alors qu’il regardait tourner un manège de chevaux de bois, à l’occasion d’une foire.
Le meurtrier déclara qu’il aurait pris le poilu français pour un déserteur afro-américain.
Achille René-BOISNEUF, député de la Guadeloupe, et Joseph LAGROSILLERE, député de la Martinique, dénoncèrent comme ils le purent ce crime raciste, et eurent bien du mal à interpeller le gouvernement à ce sujet, ce qu’ils ne furent autorisés à faire que le 25 juillet 1919 (après la signature du traité de Versailles).
La France de CLEMENCEAU tenait à ménager les Américains, comme il transparaît dans la circulaire LINARD d’août 1918.
Comme on s’en doute, le coupable, après un simulacre d’arrestation, ne fut pas inquiété.
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