 | | Tombe de Georges BERNANOS inhumé à Pellevoisin le 9 juillet 1948, près de sa mère née Hermance MOREAU | | | BERNANOS est né à Paris en 1888. Famille commerçante du côté du père, paysanne du côté de la mère. Enfance mystique. Jeunesse monarchiste. Réformé en 1914, il s’engage quand même comme volontaire dans un régiment de hussards. Nombreuses blessures au champ d’honneur. En 1917, il se marie avec une descendante d’un des frères de Jeanne d’Arc dont il aura six enfants. Après la guerre, il reprend sa place dans l’Action Française, tout en collaborant aussi au Figaro, ce qui le brouille avec Maurras. Il ne supporte plus l’idéologie, et encore moins les compromissions avec elle (accords de Munich). En 1926, il publie Sous le soleil de Satan, premier roman mystique inspiré du curé d’Ars, qui sera couronné par le Grand Prix du roman de l’Académie française. Suivront L’imposture, La joie, Un crime, Journal du curé de campagne – romans âpres, difficiles, parfois indigestes, mais qui touillent l’âme comme personne ne l’a fait avant et après lui. Des Baléares, où il séjourne, il assiste au début de la guerre d’Espagne et prend parti pour, puis contre, Franco et les catholiques qui le soutiennent. Mais c’est au Brésil qu’il vivra les années de guerre dans une petite maison au creux d’une colline dénommée Cruz das almas, la Croix-des-âmes. C’est le temps des « écrits de combats ». Il soutient la Résistance et la France Libre. C’est aussi à cette époque qu’il rédige le roman le plus étonnant de la littérature française, Monsieur OUINE, qui fait le bonheur des exégètes et des chercheurs d’énigmes ontologiques depuis soixante ans. À la Libération, de GAULLE le rappelle pour en faire un académicien ou un ministre, mais Bernanos, toujours aussi ombrageux et dégoûté par la médiocrité de ses compatriotes, préfère s’installer en Tunisie où il rédige les célèbres Dialogues des Carmélites. Avant de revenir à Paris pour y mourir en 1948. | |